30 ene. 2018

El proceso judicial en la literatura española del Siglo de oro. Université Paris Nanterre (Paris. Francia)




Le procès et sa mise en scène
Droit et littérature dans l’Espagne du Siècle d’or
Derecho y literatura en la España del Siglo de oro
El proceso judicial en el teatro y la prosa
 


Organisation: A. Merle (Univ. Caen, ERLIS, EA4254), Ph. Rabaté, Ch. Couderc, A. Pelegri (Univ. Paris Nanterre, CRIIA, EA 369)

Date(s)
du 1 février 2018 au 2 février 2018
Lieu(x)
Bâtiment W (Max Weber)
Le 1er février 2018, salle des conférences du bâtiment Max Weber, Université Paris Nanterre
Le 2 février 2018, salle de séminaire 2 du bâtiment Max Weber, Université Paris Nanterre

Présentation

Au fondement de cette première rencontre est l’idée qu’il conviendrait de s’intéresser à la scène de procès dans la littérature espagnole du Siècle d’or : plus précisément, à la présence, à la fréquence et à la signification de la fictionnalisation du procès. Cette question, qui a pu être étudiée pour la littérature française ou anglophone , ne semble pas avoir généré une abondante littérature critique du côté de l’hispanisme pour ce qui concerne le Siècle d’or.
La littérature dramatique, par son abondance comme par la variété de ses formes, constitue un premier champ d’exploration a priori fécond, notamment du fait de l’importance que peut avoir le procès, sous différentes facettes, dans le théâtre tragique. Vernant et Vidal-Naquet (lequel se disait marqué par l’interprétation hégélienne d’Antigone) lisaient la tragédie grecque comme l’expression d’un moment historique où entrent en conflit des formes de droit ou des lois différentes, donnant à voir mise en mots et en actes « une pensée juridique en plein travail d’élaboration ». Le théâtre de l’époque moderne, et pas seulement dans son versant tragique (et pas uniquement en Espagne), joue volontiers avec des motifs et des notions tels que l’aveu/la confession, l’accusation (vraie ou fausse), l’enquête et l’obtention de la preuve, la faute et sa rétribution, la culpabilité, la justice, la loi. Le traitement judiciaire de la violence et de sa résolution s’y trouve ainsi communément représenté, de façon plus variée que par la stricte mise en scène du procès : la judiciarisation peut informer l’intrigue à des degrés divers, ou encore se laisser voir dans des moments particulièrement significatifs (le monologue de délibération, par exemple) ou expliquer l’inflexion du langage employé par les personnages pris dans la joute oratoire (cf. l’agon de la tragédie antique). Cet aspect a notamment été étudié par Christian Biet qui a relevé dans la tragédie classique française la forte présence du langage et des structures judiciaires (persuader, parvenir à une sentence, juger, condamner, exécuter, etc.) et qui a développé plus récemment une lecture du théâtre comme cérémonie ou comme séance où le public serait « saisi » d’un fait particulièrement violent pour en statuer — le théâtre disant finalement la norme mais non sans la mettre en débat et en question .
La variété thématique et formelle qui caractérise le théâtre espagnol du Siècle d’or permet ainsi d’y trouver maintes expressions d’une pensée ou d’une culture judiciaires : des procès sont présents dans l’auto sacramental comme dans la comedia de santos ; au cœur du processus de destruction/restauration de l’ordre qui gouverne la comedia, les dramaturges ont volontiers recours au personnage du roi, faisant preuve de clémence ou au contraire de cruauté et d’arbitraire ; l’absence de procès peut aussi interroger, comme dans le cas de la figure de la Serrana de la Vera, justiciada après avoir renversé l’ordre existant et avoir refusé de déléguer à une quelconque instance médiatrice sa vengeance, suivant par là une loi du cœur qui se rapproche de celle d’Antigone privilégiant les devoirs familiaux (sépulture d’un de ses frères) malgré l’interdiction de Créon.

Représenté tel quel ou diffracté dans l’intrigue fictionnelle, le procès se trouve également au cœur des dispositifs de la narration, notamment dans la littérature picaresque, qui accorde une place de choix aux notions de caso et de confession — Michel Cavillac rapprochait ainsi la confesión general du galérien créé par Mateo Alemán de la figure du « juge-pénitent » de La chute de Camus. Dès le Lazarillo de Tormes, en effet, le récit, loin de n’être que la justification du déshonneur final du protagoniste, offre un exposé systématique et ab initio de la vie du crieur de vin en offrant à la première personne des territoires jusque là inexplorés en s’inspirant des procès inquisitoriaux (ainsi que l'affirme Antonio Gómez-Moriana). Mateo Alemán procéda de son côté en 1593 à l’interrogation d’une douzaine de mineurs d’Almadén, magnifique document juridique exhumé jadis par Germán Bleiberg et qui est considéré comme l’une des sources directes du Guzmán de Alfarache. Francisco de Quevedo sut ainsi identifier et renverser cette confession « à décharge », si l’on peut dire, qui constitue un véritable paradoxe, le héros picaresque prétendant abolir ses méfaits et sa culpabilité en nous livrant un récit détaillé de ceux-ci.

Cette première rencontre s’insère dans un projet plus vaste qui nous permettra d’élargir la réflexion aux rapports qu’entretiennent les régimes judiciaire/juridique et littéraires, deux territoires étroitement imbriqués : il pourra s’agir d’étudier les formes discursives des controverses les plus célèbres du XVIe siècle – notamment celles où s’illustrèrent les figures de l’École de Salamanque, dont on trouvera nombre d’échos dans la littérature de fiction – ou de se demander en quoi les lettres suivent des modèles discursifs juridiques, nombre d’écrivains du Siècle d’or ayant suivi une formation de Leyes . Leur poétique et leur rhétorique ne sont-elles pas largement tributaires d’une fascination pour le Droit (et sa vaste gamme de procédures contentieuses) qui est devenue l’une des spécialités espagnoles les plus prisées dès les Rois Catholiques, et peut-être plus tôt encore, si l’on en croit la mythographie référée aux rois législateurs tel Alphonse le Sage ?
Ces différents axes de réflexion pourront être exploités lors de cette première rencontre organisée les 1er et 2 février 2018.

Avec la participation de :
Christian Biet, Jean Canavaggio, Fausta Antonucci, Florence d’Artois, Anne Cayuela, Amélie Djondo, Karine Durin, Rafael González Cañal, Isabel Ibáñez, Sònia Boadas, Elena Cantarino, Christine Marguet, Antonio Sánchez Jiménez

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27 ene. 2018

Aniversario de la liberación de Auschwitz-Birkenau


27/01/1945. Liberación de 1945 Auschwitz-Birkenau

Incesto y novela gótica. Novedad bibliográfica



Jenny DiPlacidi
Gothic incest. Gender, sexuality and transgression
Manchester: Manchester University Press, 2018, 328 pp.
ISBN: 97817849-93061

The first full-length study of incest in the Gothic genre, this book argues that Gothic writers resisted the power structures of their society through incestuous desires. It provides interdisciplinary readings of incest within father-daughter, sibling, mother-son, cousin and uncle-niece relationships in texts by authors including Emily Brontë, Eliza Parsons, Ann Radcliffe and Eleanor Sleath. The analyses, underpinned by historical, literary and cultural contexts, reveal that the incest thematic allowed writers to explore a range of related sexual, social and legal concerns. Through representations of incest, Gothic writers modelled alternative agencies, sexualities and family structures that remain relevant today.


Jenny DiPlacidi is Lecturer in Eighteenth-Century Studies and Romanticism at the University of Kent

26 ene. 2018

Derecho y Literatura en Alemania. Sobre discrepancias entre Derecho y el sentido jurídico



Katharina Döderlein
Die Diskrepanz zwischen Recht und Rechtsgefühl in der Literatur: Ein dramatischer Dualismus von Heinrich von Kleist bis Martin Walser
Königshausen u. Neumann (Epistemata, Reihe Literaturwissenschaft. 877), 2017, 340 pp.
ISBN: 9783826062285

Eine Kongruenz von subjektivem Rechtsgefühl und objektiver Rechtsordnung ist nicht selbstverständlich gegeben. Die Gründe für eine Diskrepanz sind vielfältig: Sie reichen von persönlich motivierter Interessenverfolgung über das Versagen des Rechtssystems bis hin zum Ansinnen einer vermutlich utopischen Harmonie von Recht, Gerechtigkeit und Humanität. Ganz gleich auf welche Weise die Diskrepanz zustande kommt, mündet sie stets in eine antithetische Konfliktsituation zwischen subjektivem Anspruch und objektiver Vorgabe, aus der ein ‚dramatischer Dualismus‘ erwächst. Anhand ausgewählter literarischer Prosatexte vom 19. Jahrhundert bis zur Gegenwart, wie Michael Kohlhaas, Die Judenbuche und Finks Krieg, wird die Diskrepanz zwischen Recht und Rechtsgefühl aus literaturwissenschaftlicher Perspektive durchleuchtet. Die Deutung des historischen Kontexts und der vorherrschenden Rechtsauffassung des jeweiligen literarischen ‚Fallbeispiels‘ soll den interdisziplinären Diskurs zwischen Literatur und Recht beleben.

 

Katharina Döderlein studierte Germanistik und Romanistik an der Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg und dem Institut Catholique de Paris.

25 ene. 2018

Geografía intercultural de la recepción kafkiana. Turquía



Süreyya Ilkilic
Kafka in der Türkei
Rezeption von Kafkas Werken in der Türkei und ihre Einflüsse auf die moderne türkische Literatur
Würzburg: Königshausen u. Neumann, 2016, 342 pp.
ISBN: 9783826059827

Ohne Zweifel gehört Franz Kafka zu den weltweit meistgelesenen und zugleich am unterschiedlichsten interpretierten Autoren der deutschsprachigen Literatur. So begannen auch in der Türkei schon in den 1950er Jahren Arbeiten zur Übersetzungen seiner Werke ins Türkische. Diese Übersetzungen haben ihrerseits die Entwicklung der modernen türkischen Literatur und der intellektuellen Welt des Landes nachhaltig geprägt. Spannend ist die Untersuchung der Rezeption von Kafkas Werken in einem Land wie der Türkei aus verschiedenen Gründen: Nicht nur in ihren gesellschaftlichen Strukturen, sondern auch bezüglich ihrer kulturellen Dynamiken unterscheidet sich die Türkei von dem Land, in dem Franz Kafka aufwuchs und sozialisiert wurde. Daraus ergeben sich divergierende Rezeptionsbedingungen, die für eine interkulturell orientierte Literaturwissenschaft zukunftsweisende Forschungsfragen aufwerfen. Gegenstand des Buches ist der Einfluss von Kafkas Werken auf die moderne türkische Literatur und Literaturwissenschaft aus dem Blickwinkel kulturhistorischer und gesellschaftspolitischer Entwicklungen des Landes. Abgerundet wird die Arbeit durch einen systematischen sprachlichen Vergleich von Kafkas Erzählung ,Die Verwandlung' mit drei ausgewählten türkischen Übersetzungen der Geschichte.

Süreyya Ilkilic studierte Neuere Deutsche Literatur, Linguistik und Orientalistik an der Ruhr-Universität Bochum und Eberhard Karls-Universität Tübingen. Im Jahr 2015 promovierte sie mit der vorliegenden Arbeit im Fach Germanistik an der Universität Tübingen.

 

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Una aproximación a la recepción pasiva de Kafka en Turquía puede consultarse la entrada Kafka in der Türkei, de Sezer Duru  (Accesible en: http://www.geisteswissenschaften-in-sachsen.de/kulturraeume/kafka-atlas/laender-artikel/kafka-in-der-turkei)

Acerca de la recepción activa y pasiva de Kafka en España e Iberoamérica hago recordatorio de
 


Kafka en las dos orillas. Antología de la recepción crítica española e hispanoamericana, Elisa Martínez Salazar y Julieta Yelin (ed.lit.) [Prensas de la Universidad de Zaragoza, Zaragoza, 2014, 394 pp. ISBN: 9788415770572] reseñado en este blog y accesible en https://iurisdictio-lexmalacitana.blogspot.com.es/2015/05/kafka-interocontinental-espana.html

En la memoria literaria de Hannah Arendt



Hannah Arendt y la literatura
Nuria Sánchez Madrid (ed)
Barcelona: Bellaterra, 2016, 200 pp.
ISBN 9788472907836

Siempre en las caceras de la reflexión de Hannah Arendt, la literatura ocupa un papel destacado para esta pensadora sobresaliente del atribulado siglo xx. No en vano, Arendt considera a la escritura el artefacto más libre de todas las obras mundanas, por cuanto una vez materializada continúa inspirando a los agentes y revelando sentidos insospechados bajo lo que parecía bien conocido. La poesía, el teatro y el relato reconcilian de manera natural la libertad de la acción con los límites de la narración y hacen de la palabra una insondable fuente de sentido. Este volumen se propone obrar como juego de ganzúas frente a los diálogos que Arendt mantuvo a lo largo de su vida con la literatura de Homero, Lessing, Kafka, Proust, Broch, Brecht y Dinesen —y la memoria del mundo que dibujan—, sobre los que se escucha el bajo continuo emitido por Kipling, Faulkner y Auden, quizás los autores que motivarán los más profundos pensamientos arendtianos sobre la condición humana, el tiempo, la acción y la verdad.

23 ene. 2018

Napoleón, el hacedor





Napoléon et le droit
Thierry Lentz (dir.)
Paris : CNRS Editions, 2017, 288 pp.
ISBN : 9782271115089

Rares sont les époques où le droit a autant été au centre de la pensée des hommes et de l’action des États que sous le Consulat et l’Empire. Ce « retour des juristes » – Cambacérès, Roederer, Merlin de Douai, Boulay de la Meurthe, etc. – conduits par un chef d’État qui ne l’était pas, a permis de trancher les grandes questions, de rendre pratiques les idées retenues, d’écrire le Code et les codes, de stabiliser les institutions, de redessiner l’organisation judiciaire et tant d’autres choses encore dont par exemple les uniformes des magistrats ou les travaux d’aménagement du Palais de justice de Paris. L’œuvre est considérable. Elle est largement pérenne : en dépit des adaptations nécessaires, l’héritage de cette « décennie » foisonnante vit encore au cœur des systèmes juridiques français et européens.
Une trentaine d’historiens et de juristes européens en reprennent l’histoire à la lumière des recherches récentes, en dressent un nouveau bilan et confrontent leurs avis sur la modernité ou l’actualité des racines napoléoniennes de notre droit.

Thierry Lentz, historien et directeur de la Fondation Napoléon, a publié ou dirigé une trentaine d’ouvrages sur le Consulat et l’Empire. On lui doit notamment une Nouvelle histoire du Premier Empire (Fayard, 2002-2010), La conspiration du général Malet. 23 octobre 1812 (Perrin, 2012) et, plus récemment, un remarqué Waterloo. Il est secrétaire général du Comité pour l’édition de la correspondance de Napoléon.


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Napoléon Bonaparte présentant le code civil à l'impératrice Joséphine (1808)
François-Anne David (1741-1824)
 

22 ene. 2018

La Literatura como recurso filosófico


 
Christophe Bardyn
Philosopher avec les oeuvres littéraires
Paris: Armand Colin, 2016, 304 pp.
ISBN: 9782200611866

Les grandes œuvres littéraires offrent une porte d’entrée passionnante pour toutes les problématiques principales de la philosophie. Quand il s’agit des classiques, les textes littéraires ne doivent pas être considérés comme de simples supports, prétextes finalement vite oubliés avant de passer aux débats d’idées. Plus souvent qu’on ne l’imagine, une œuvre littéraire a posé un concept, voire défini une problématique, bien avant qu’un philosophe ne s’en empare et ne les travaille sur un plan logique.
En suivant le fil directeur du programme de philosophie des classes de terminale, ce manuel offre aux étudiants et aux enseignants de littérature, de philosophie, mais aussi d’histoire, une véritable initiation au fondement de la culture générale, socle commun de la formation du citoyen par l’école – où l’on apprendra, par exemple, en quoi Don Quichotte annonce Descartes, ou comment comprendre Rousseau avec Robinson Crusoé.

 

Introduction.

LE SUJET

Terence, Héautontimorumenos (La personne humaine)

Villon, Le Testament (Le sujet moderne)

Rabelais, Pantagruel (Le désir infini)

Tirso De Molina, L’abuseur de Séville (L’homme absurde)

Lewis Caroll, Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (L’interprétation des rêves). Stevenson, L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr Hyde (Le conscient et l’inconscient)

Kafka, La Métamorphose (L’existence).

LA CULTURE

Euripide, Médée (La barbarie)

Eschyle, Prométhée enchaîné (La technique).

Aristophane, Les Oiseaux (La religion)

Swift, Les Voyages de Gulliver (L’animal dénaturé)

Defoe, Robinson Crusoé (La perfectibilité)

Balzac, le chef d’œuvre inconnu (Le génie)

Zola, Les Rougon-Macquart (Le déterminisme historique).

LA RAISON ET LE RÉEL

Homère, Hymne à Hermès (L’interprétation).

Ovide, Les Métamorphoses (Forme et matière)

Cervantes, Don Quichotte (Idéalisme et empirisme). Calderón, La vie est un songe (L’expérience scientifique)

Hoffmann, L’homme au sable (L’inquiétante étrangeté)

Poe, Le mystère de Marie Roget (L’induction)

Mary Shelley, Frankenstein (La science du vivant).

LA MORALE

Sophocle, Ajax (Nul n’est méchant volontairement)

Homère, L’île de Calypso (Le bien et le plaisir)

Virgile, Énéide (Le devoir

Guillaume De Lorris, Le Roman de la Rose (Le libre arbitre)

Corneille, Le Cid (La générosité)

Goldoni, La Villégiature (Le nihilisme)

Sade, Dialogue entre un prêtre et un moribond (Par-delà bien et mal).

LA POLITIQUE

Euripide, Le Cyclope (L’homme sans la cité et l’état de nature)

Hésiode, Les Travaux et les Jours (La justice). Eschyle, L’Orestie (La vengeance et le droit)

Sophocle, Antigone (La loi naturelle)

Aristophane, Lysistrata et L’Assemblée des femmes (Le meilleur régime)

Le Roman de Renart (Le machiavélisme)

Shakespeare, La Tempête

Rousseau, Le contrat social). Conclusion

Sollers, Une vie divine

Index.

 

Christophe Bardyn. Agrégé et docteur en philosophie, Christophe Bardyn est chargé de cours dans l’enseignement supérieur. Il a publié une biographie de Montaigne (Montaigne: la splendeur de la liberté, Paris: Flammarion, 2017, 543 pp. ISBN: 9782081251618)

 

18 ene. 2018

De la boca que nunca miente. Sobre la tortura judicial en Francia, s. XIV y XV




Faustine Harang
La torture au Moyen Age
XIVe-XVe siècles
Paris: Presses Universitaires de France - P.U.F, 2017, 302 pp.
ISBN : 9782130729518

17 ene. 2018

Edición crítica de 'El Libro de los Fueros de Castiella' por el Manuscrito 431 de la BNE (seguida de reflexión liminar)



El Libro de los Fueros de Castiella
y otros textos del Manuscrito 431 de la Biblioteca Nacional de Madrid
Estudio y edición crítica de Maximiliano A. Soler Bistué
Buenos Aires: Secrit (Ediciones Crítica, 10), 2016, 320 pp.
ISBN: 9789872525347

El establecimiento de un texto crítico integral del manuscrito 431 de la Biblioteca Nacional de España era hasta hoy una tarea pendiente. Este códice constituye uno de los mayores testimonios de un intento de formalización escrita, a mediados del siglo XIV, del derecho señorial nunca fijado oficialmente en Castilla: reúne el Libro de los fueros de Castiella, las Devisas que an los señores en sus vasallos y el Pseudo Ordenamiento de Nájera II. Además de estos textos legales, el testimonio incluye una copia del primer testamento de Alfonso X, una versión tardía de la leyenda de la Blasfemia del Rey Sabio y una colección de fazañas que dataría de principios del reinado de Pedro I. Este volumen presenta, por un lado, el texto crítico del manuscrito 431 y proporciona, además, una tesis explicativa acerca de la reunión de textos aparentemente heterogéneos en una compilación unitaria que atiende tanto al contexto histórico como a la lógica interna que se establece en la articulación entre las partes así como al modo específico en que el discurso jurídico modela la percepción de la realidad, configura sujetos sociales y delinea pautas de conducta. Bajo esta perspectiva, el texto jurídico se constituye, toda vez que se contempla la dimensión epistemológica del mismo, como fenómeno discursivo, como forma de conocimiento y como hecho ideológico.


Maximiliano A. Soler Bistué es investigador del Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas y Profesor de Literatura Española Medieval en la Universidad de Buenos Aires. Desarrolla actualmente tareas de investigación en el Seminario de Edición y Crítica Textual “Germán Orduna” en el campo de la historiografía y la literatura medieval. Ha publicado numerosos trabajos sobre épica castellana y cronística medieval así como sobre la obra de don Juan Manuel, el Arcipreste de Hita y el canciller Pero López de Ayala.


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Entré en contacto con Maximiliano A. Soler Bistué -Maxi Soler- años atrás, me parece recordar que hacia 2009 ó 2010, por correspondencia académica. Nos conocimos personalmente con ocasión de mi participación en el Primer Congreso Ibeoramericano de Filosofía Jurídica y Social- XXVIII Jornadas Argentinas de de Filosofía Jurídica y Social, ‘La decisión y el rol de los tribunales en el Estado democrático de Derecho’ (Buenos Aires. Argentina, 15-17 de octubre de 2014). Al término de mi intervención en  Panel Inaugural donde presentaba la ponencia “Decidir la verdad de los hechos. Narrativismo y verdad judicial constitucionalizada”, pudimos saludarnos. Para entonces yo había gestionado unos de sus trabajos para ser publicado en España: Derecho, narración y racionalidad jurídica. El caso de la fazaña bajomedieval” (Cuadernos Electrónicos de Filosofía del Derecho 22 (2011), pp. 162-189), cuyo contenido me interesó profundamente. Su examen de aquella estructura narrativa -la fazaña castellana de mediados del s. XIV- representaba un aporte original sobre un tipo de relatos judiciales que había permanecido abiertamente desatendido por historiadores del derecho y que para los iusfilósofos interesados en la Teoría narrativista del Derecho aplicada al campo de la argumentación jurídica - en la noción de ‘precedente’ como técnico-jurídico ya está fuertemente imbricado un ingrediente más que aprovechable- representaba asimismo una tan extraordinaria como incomún contribución. La comparativa entre las 25 fazañas contenidas en el Manuscrito 431 de la Biblioteca Nacional de Madrid (1360) y las que aparecen al final del Fuero Viejo (1365) ofrecía, además, un material preciso para seguir interesándose por esta peculiar forma narrativa que tuvo muy destacada presencia en el discurso jurídico medieval del Derecho castellano.
En adelante he seguido manteniendo con el Dr. Soler contactos académicos a espera de la edición final de sus investigaciones. La recibo ahora por su gentil obsequio, que añade a su amabilidad la referencia a algunos de mis trabajos iusnarrativistas, amabilidad por la que expreso mi máxima gratitud.  
La obra Libro de los fueros de Castiella, integrada además de otros textos anejos al mencionado manuscrito 431 de la BNE, aumenta mi interés en algo que es materia en la que voy reuniendo circunstancias y reflexiono con carácter de un tiempo a esta parte. El asunto concierne a los escenarios de la escritura del Derecho y, a través de ella, a la idea -probablemente a igual mediada incitante y divergente con la unanimidad imperante- de la institución literaria del Derecho. El dato que aprovecho de haber detectado y exhumado un intento por fijar en forma escrita, hacia mitad de S. XIV, expresión del derecho señorial que nunca logró en Castilla un reconocimiento oficial, no sólo ofrece me inventario de expresiones histórico-positivas de tensión y conflicto de aquélla con el Derecho Real y el ulterior asentamiento hegemónico de las fórmulas de éste último para la construcción del Derecho nacional, sino que responde, y hasta avala, la tesis de un mecanismo accionado por los señores no tanto en el avatar de ese iter, sino como elemento disidente que, no me parece casual, utilizó el registro escritural de un modo que ideológicamente no puede carecer de significado.
Es por ello que sumo a la gratitud por la gentileza del envío de esta cuidada edición un reconocimiento especial al haberme brindado con ella un soporte demostrativo, si no probatorio, para la oportunidad de continuar meditando acerca de la apropiación por el Derecho de poéticas literarias vializadas, muy particularmente, en la genética de la escritura y su relevancia para la configuración de la idea moderna de Derecho.
Así lo dejo expresado.

Gracias nuevamente


J.C.G.

What makes something "Kafkaesque"?, por Noah Tavlin


What makes something "Kafkaesque"?, by Noah Tavlin

16 ene. 2018

Alejandro Nieto, para testimoniar

 


Alejandro Nieto
Testimonios de un jurista (1930-2017)
Madrid: INAP/Global Law Press S.L., 2017. 446 pp.
ISBN: 978-8494741500

Más que de unas memorias personales se trata, como dice el título del libro, del testimonio sincero de un jurista sobre lo que a lo largo de su vida ha podido observar en la formidable transformación de España y en particular de sus instituciones políticas y legales de los últimos ochenta años. 
El interés de estos testimonios, sin embargo, excede con mucho de ese espacio y tiempo concretos, lo que no es poco. Y ello porque, entre otras cosas, cuestiona a la postre -de la mano de una inteligente crítica- la “explicación oficial” que en la tradición del Derecho europeo-continental (civil law), a raíz de la Revolución francesa, se da del funcionamiento de los tres poderes del Estado y del papel que a cada uno corresponde. Esta obra representa en ese sentido una relevante aportación, alejada de todo “folclore” dogmático, con un enfoque que entronca con el denominado realismo jurídico, aunque, una vez más, el autor lo hace a su manera, con su característica libertad intelectual.

Capítulo I. Introducción
Capítulo II. De una universidad a otra
Capítulo III. De un estado a otro
Capítulo IV. Dentro y fuera de las administraciones públicas
Capítulo V. Administración de justicia
Capítulo VI. El derecho
Capítulo VII. Enseñando y practicando el derecho administrativo
Capítulo VIII. Caída del imperio de la ley y de su paradigma
Capítulo IX. Despida
Concilio sobre el realismo jurídico

Alejandro Nieto es Catedrático emérito de la Universidad Complutense de Madrid.

 

XX-XX



Alejandro Nieto acumula entre sus cualidades una de no pequeña estimación: escribe el español con extraordinaria corrección, lo que en un jurista es práctica cada día más en desuso. Además, sus trabajos jurídicos -por encima de la especialidad que ha cultivado con admirable exquisitez- cautivan por la lucidez crítica que transmiten. Le leí por primera vez en El derecho y el revés. Diálogo epistolar sobre leyes, abogados y jueces (Barcelona: Ariel, 1998), donde tenía por corresponsal a Tomás Ramón Fernández. En ese cruce postal encontré -o así me pareció- una evocación al ‘crucigrama jurídico-interpretativo’, que había sido objeto de mi libro Comunidad jurídica y experiencia intertextual. Un modelo de juego intertextual para el Derecho (Barcelona: Ariel, 1992). Hallar esa referencia me produjo -creo que lo comprenderán- bienestar e turbación a iguales partes. Descubrirme, aun sin mención específica, leído por un maestro me hacía sentir afortunado, pero también intranquilo. Algo más adelante me descubrí citado, ya con obra y nombre propio, en El arbitrio judicial, (Barcelona: Ariel, 2000), y sentí gratitud. Recibir esa mención rendía para mí enorme dicha, particularmente porque los colegas de mi propia disciplina -ocupados a tiempo completo en fundamentar la fundamentación de los derechos fundamentales- la habían frecuentado bien poco. A pesar de ello, Comunidad jurídica y experiencia intertextual agotó su edición en no más de dos años.
En la Balada de la justicia y la ley (Madrid: Trotta, 2002) regresé a leerle, y a cultivarme en su inteligencia crítica nunca reñida con el buen juicio. No trato aquí de enumerar otras muchas que ('simplemente') he consultado.
Su Mendizabal. Apogeo y crisis del progresismo civil. Historia política de las Cortes constituyentes de 1836-1837 (Barcelona: Ariel, 2011) ha sido el último de sus libros que ha estado y permanecido por dilatado plazo frente a mis ojos.

 


La elección de ese capítulo fundamental -en el sentido más genuino del término- de nuestra historia constitucional decimonónica, auténtico gozne entre lo que fue 1812 y lo que no llegó a ser la de 1869, me ha aportado más al conocimiento de la de 1978 que la montaña de papel -mucho de él timbrado- que ésta lleva escrita en sus 40 años, y muy posiblemente más que la cordillera que ya se levanta para su conmemoración.
Yo que Vds. no perdería la ocasión; de hecho, como digo, yo no la he desaprovechado. Lo haré igualmente con estos Testimonios, que ya están en camino a mi librería habitual. Es mi forma de testimoniar.
Si atienden mi consejo, lo agradecerán.

J.C.G.