Monday, April 18, 2016

Droit et Littérature. Institut François Gény, Université de Lorraine (Nancy et Metz. France)




 
 
Entre le droit et la littérature, les liaisons ne seraient-elles pas nécessairement dangereuses ? Nul doute qu’elles apparaissent de nature à bousculer les certitudes du juriste, celles-là même que consolide, voire pétrifie, l’absence de prise de recul. C’est que la littérature offre des représentations, parfois troublantes, sinon du droit lui-même, du moins de ses figures, des notions qu’il met en œuvre, des réalités auxquelles il s’applique… Des représentations in situ, en contexte, ancrées dans l’expérience des personnages. Voilà qui déstabilise une certaine approche du droit. Et pourtant... La littérature, notamment celle des romans, ne s’apparenterait-elle pas à un miroir invitant les juristes à interroger leurs conceptions – et à (les) penser ? Ne constituerait-elle pas, selon la formule d’Antoine Compagnon, « un savoir irremplaçable, circonstancié et non résumable, sur la nature humaine, un savoir des singularités », auquel le juriste ne saurait demeurer aveugle, sans se défigurer ? C’est une logique de la sensation qui se déploie alors : une histoire, des chemins vicinaux, et des contours qui s’ourlent discrètement. Comme des autoportraits du droit.
Voilà ce à quoi invitent les lectures qui seront proposées de romans récents entrant en interaction vive avec le droit de la famille, le droit pénal, le droit des faillites et le droit du travail. Une invitation adressée à tous ceux – étudiants, juristes, non juristes – qui  aspirent à voir le droit autrement.
Interventions de Frédéric Géa, Clotilde Freyd-Maetz, Émilie Gicquiaud, Marguerite Kocher, Catherine Ménabé.
En présence de Dominique Boh-Petit et Didier Castino.


L'Institut François Gény est le centre de recherche en droit privé, sciences criminelles et histoire du droit de l'Université de Lorraine (Nancy et Metz)

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