Monday, June 10, 2013

Discurso jurídico y Literatura. Elogio de la brevedad. Université de Bourgogne. Dijon. [Y algo, también lacónico, sobre nuestra confortable invariabilidad]


Pouvoir des formes, écriture des normes.
Sur l'action normative des formes brèves
en droit, littérature, philosophie, histoire
(Moyen Age – Temps modernes)

Organisateurs
Laurence Giavarini (CGC) et Frédéric F. Martin (UMR Droit et changement social - Nantes)





Présentation

Le colloque « Pouvoir des formes » est une invitation à donner à l’écriture toute sa place dans la production des énoncés et des textes normatifs. Il se situe dans le prolongement d’une question posée par le volume sur L’Écriture des juristes, dirigé par Laurence Giavarini en 2010 concernant l’écriture des juristes comme possible « modèle » d’action de l’écriture ou de l’écrit. La réflexion sera resserrée autour de ce que l’on a appelé « formes brèves » et d’un type ou un domaine d’action spécifique, celui qui concerne la production des normes. En droit, les juristes rapportent généralement le « pouvoir normatif » à l’« auteur » de la norme et en donnent volontiers une interprétation volontariste ; pour autant, ce « pouvoir » peut également être cherché dans l’écriture, du côté peut-être de la permanence et de la généralité dont la forme doit être porteuse. De même, s’agissant des études littéraires, des objets tels que la sentence ou les fables supposent une stabilité formelle, induisent un processus de reconnaissance de celle-ci, qui peuvent être reliés à la production de la norme. Nous voudrions ainsi proposer un rapprochement entre ces différentes façons d’aborder le texte, son format et son pouvoir. Adages, proverbes, brocards, maximes, sentences, moralités, fables, exempla, dits, sotties, mais aussi règles de conduites : nombreux sont les exemples de textes, de taille variable, qui peuvent être présentés isolément, en série ou insérés dans d’autres textes et qui entremêlent le narratif et le prescriptif, le lieu commun et l’invention, qui s’appuient sur des modèles d’écriture qu’ils retravaillent. Les formes brèves, l’action normative de leur écriture posent la question des rapports entre la stabilité d’une forme (son caractère « normé » si l’on veut), sa reproductibilité, et son contenu normatif orienté vers l’extérieur de l’écrit, sa capacité à régler des conduites par exemple. La reprise, voire l’institutionnalisation de modèles d’écriture, transforme ainsi l’action de l’écriture, ou sa disposition à l’action, en pouvoir, institué ou reconnu comme tel : transformation des moralités ou des fables en genre littéraire, stabilisation formulaire de l’écriture des normes juridiques, normalisation des formes brèves et de la discontinuité comme ressources normatives mobilisables par quelque discours que ce soit ou distinction, au contraire, entre modes ou contextes d’utilisation, institutionnels ou non, de ces formes.


Programme

Jeudi 13 juin 2013 - matin

10h : Accueil

L'écriture brève des normes

Président de séance : Patrick Arabeyre (droit, Ecole des Chartes)

• 10h30-11h : Laurence Giavarini (lettres, univ. de Bourgogne) - Introduction
• 11h-11h30 : Xavier Godin (droit, univ. de Nantes) – La recension des arrêts dans les « Petits Memoires et Tablettes » de Noël du Fail

Pause

• 11h45-12h15 : Philippe Büttgen (philosophie, univ. de Paris I) – La brièveté du langage formulaire dans les confessions de foi vers 1530
• 12h15-12h45 : Fanny Malhière (droit, univ. de Bourgogne) – Le sens de la brièveté des décisions de justice comme mode d'écriture du droit


Jeudi 13 juin 2013 - après-midi

Fonctions et usages de la brièveté

Présidente de séance : Simona Cerutti (histoire, EHESS)

• 14h30-15h : Cécile Bulté (histoire de l'art, univ. de Nantes) – Formes brèves et petites figures : affirmer son identité par des modèles dans les décors civils (fin du Moyen Âge–début de la Renaissance)
• 15h-15h30 : Mathilde Bombart (littérature, univ. de Lyon III) – De l'instruction à la thérapeutique : usages des contes de Perrault

Pause

• 15h45-16h15 : Bérengère Basset (lettres, univ. de Toulouse II) – L'apophtegme au XVIe siècle, une norme de circonstances
• 16h15-16h45 : Paolo Napoli (droit, EHESS)- – Langue et « Stylus curiae » chez G. B. de Luca (XVIIe siècle)


Vendredi 14 juin 2013 - matin

Normativité de la brièveté

Président de séance : Pierre Bonin (droit, univ. de Paris I)

• 9h30-10h : Frédéric F. Martin (droit, univ. de Nantes) – « Aux grands maux les formes brèves. » Équivoque des règles et sens de la formule dans le discours juridique (XVe–XVIe siècles)
• 10h-10h30 : Géraldine Cazals (droit, univ. d'Avignon) – L'arrestographie et la forme brève

Pause

• 10h45-11h15 : Marie Demeilliez (musicologie, Fondation Thiers / CNRS) – L'écriture des pièces d'orgue en France au XVIIe siècle : modèles, normes implicites et cadre liturgique
• 11h15-11h45 : Brigitte Bercoff (lettres, univ. de Bourgogne) – Brièveté et prescription dans le poème en prose au XXe siècle : le cas de Francis Ponge


Vendredi 14 juin 2013 - après-midi

Autonomie de la brièveté ?

Président de séance : David El Kenz (histoire, univ. de Bourgogne)

• 14h-14h30 : Christine Noille (lettres, univ. de Grenoble III) – L'autonomisation des formes brèves : l'art de lire en rhétorique
• 14h30-15h : Stéphan Geonget (lettres, univ. de Tours / IUF) – Du « liber locorum rerum » à la maxime de droit, Le Caron et la forme brève

Pause

• 15h15-15h45 : Stéphane Bonnet (philosophie, lycée Louis Armand – Paris) – L'Anti–Machiavel de Gentillet : les maximes du machiavélisme ou Machiavel normé par les anti–machiavéliens
• 15h45-16h15 : Eric Tourrette (littérature, univ. de Lyon III) – L'expression du devoir dans les quatrains du président Favre


Adresse : Faculté des Lettres - 36 rue Chabot-Charny - Dijon

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En relación con lo anterior recupero noticia del monográfico que, de resultas de un Seminario de febrero de 2010 yeditado por la Université de Rouen, se dedico a formas narrativas breves y el ambiente de jueces y criminales. Todos los trabajos son accesibles en la dirección que figura al final.



Juges et criminels dans la narration brève du XVIe siècle

Volume d’études préparé au cours du séminaire tenu à Rouen les 25 et 26 février 2010 sous la direction de Jean-Claude Arnould

Ces deux journées d’étude ont été organisées dans le cadre du projet ANR Juslittera « Création littéraire et discours juridique en France du Moyen Âge à l’aube des Lumières » (ANR-08-CREA-003), coordonné par Bernard Ribémont (Université d’Orléans).
Les onze études qui suivent ont d’abord été présentées au cours de ces journées et soumises à la discussion, puis élaborées à l’usage de ce volume.
Les recueils de narration brève du XVIe siècle mettent en scène un grand nombre de juges et de criminels. Une liberté totale de choix avait été donnée aux participants dans le vaste domaine de la narration brève.
Si Bonaventure des Périers a peu requis l’attention à lui seul, c’est que les récentes publications stimulées par sa présence au programme de l’agrégation des Lettres ont transitoirement fait le tour du sujet en ce qui le concerne. En revanche, on note sans surprise que les histoires tragiques et des genres connexes, d’une part, et les œuvres de Noël du Fail, d’autre part, ont été les principales sources d’inspiration. Ces études très diverses fourniront quelques conclusions globales sur le traitement du thème judiciaire dans le récit bref.

Table

• Jean-Claude Arnould, Présentation
• Witold Konstanty Pietrzak, Le sentiment de culpabilité dans le récit bref en France au XVIe siècle
• Bénédicte Boudou, Le roi au bord du crime. Analyse de la première des Histoires tragiques
• Katarzyna Anna Kula, Entre la brièveté et l’hypotypose. Les figures du sorcier comme criminel dans les histoires diaboliques des XVIe et XVIIe siècles
• Marie-Claire Thomine, Le bon mot sur l’échafaud. Quand les ultima verba sont plaisanteries…
• Estelle Ziercher, Représentations du sujet criminel, entre facétie et pathétique
• Jean-Claude Arnould, Le juge et le criminel dans les « canards » (1574-1610)
• Tamara Valcic-Bulic, Crimes et châtiments dans les histoires tragiques de Jacques Yver et Bénigne Poissenot
• Bruno Méniel, Juges et criminels chez Noël du Fail
• Valerio Cordiner, « Il joüoit de son estat comme d’un baston à deux bouts ». Portraits de juges dans l’œuvre de Noël du Fail
• Nicolas Le Cadet, Le portrait du juge idéal selon Noël du Fail dans les Contes et Discours d’Eutrapel
• Nicolas Kiès, « De fol juge breve sentence » : parole du juge, parole facétieuse. L’exemple des discours bigarrés 

Actes de colloques et journées d’étude (ISSN 1775-4054) > 4. Juges et criminels dans la narration brève du XVIe siècle


 
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Y algo sobre nuestra confortable invariabilidad

Espléndida reunión científica que me suscita una envidia inconmensurable. Rigor e imaginación son considerados por muchos en nuestra Universidad valores inconciliables, hasta peligrosos. La consecuencia directa es que alumnos, y también profesores, permanecen durante años, décadas y la entera vida académica prisioneros de esa plomiza aula que pintó el verso machadiano: “Una tarde parda y fría de invierno. Los colegiales estudian. Monotonía de lluvia tras los cristales. Es la clase”.
La Universidad, y las cohortes de quienes en ella instalan cuarteles de invierno, precisa –más allá del reclamo sesentayochista, pero no mucho más allá- de la Primavera.

Se me ocurren dos aforismos, dos formas breves:

Certamen
No busques la rosa perfecta ¡Encuentra la Primavera!

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Testimonio estacional
PRIMAVERA, PRIMA vera, primera VERITAS

Los juristas han olvidado cuál era su misión más esencial: encontrar la Primavera, alumbrar la primera verdad. El Argumentum Botanicum tiene una conclusión seminal: la Primavera existe.
Estamos en un hortus conclusus que si cada vez es menos un locus amoenus, se parece más a un claustro de celdas pobres –miserables incluso- y estrechas, con ventanucos altos y crucetas de barrotes. De tan acostumbrados perdimos memoria, no recordamos: son las celdas de los loqueros, donde examinamos con asombro nuestra propia enfermedad.
Es una lección continua, repetida, insistida, y que no aprendemos. Lo que ella nos enseña es el campo florido de posibilidades que el pensamiento jurídico –cuando es inteligente, o al menos inteligible– arriesga en hipótesis, que son la imaginación de la ciencia, para crear recursos de conocimiento.
La claustrofilia es acogedora, leo en los rostros de muchos colegas. Leo su agorafobia al Mundo, del que no conocen más que por viejas cartografías dogmáticas.
Salgo fuera. Cada vez me aburre más este conventus. Volveré mañana, adiós

J.C.G.

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