Thursday, February 07, 2013

Séminaire Droit et littérature. Université de Cergy-Pontoise (France)

Université de Cergy-Pontoise
4e séance du séminaire
L’ANALYSE JURIDIQUE DE (X)
Nicolas Dissaux
(Maître de conférences à l’Université de Nantes, Institut de Recherche en Droit Privé)

Analyse juridique de la littérature



Cergy-Pontoise
Vendredi 8 février 2013 (11h-13h)

Séminaire organisé par

• Stéphanie Hennette-Vauchez, Centre de Recherches et d'Études sur les Droits Fondamentaux, Université Paris Ouest – Nanterre La Défense
• Carlos Miguel Herrera, Centre de Philosophie Juridique et Politique, Université de Cergy-Pontoise
• Olivier Leclerc, Centre de Recherches Critiques sur le Droit, Université Jean Monnet, Saint-Etienne
• Rafael Encinas de Munagorri, Droit et Changement Social, Université de Nantes

Présentation

La pensée juridique est trop souvent repliée sur son objet privilégié : le droit. Elle ne s’aventure guère au dehors, tout juste dans le domaine de la justice, et encore. Certes, les meilleurs juristes ne manquent pas d’avoir recours à des emprunts méthodologiques et conceptuels à d’autres disciplines (philosophie, histoire, sociologie, anthropologie). Mais les tentatives pour porter une analyse juridique sur des objets qui ne sont pas situés dans le domaine du droit et de la justice restent rares. L’opposition est d’autant plus frappante avec d’autres sciences sociales ; ainsi, pour ne donner qu’un exemple, les économistes appliquent leur cadre d’analyse (offre et demande, concurrence, etc.) à tous les domaines, y compris à la vie quotidienne et domestique, sans se cantonner aux rapports marchands.
Or, il n’existe aucun motif d’enfermer de la sorte la pensée juridique (ou l’analyse ou la théorie juridique). Considérer le droit comme une science sociale autorise de porter son analyse hors du champ juridique. Les outils et catégories d’analyse dont nous disposons (et qui ne sont peut être que faiblement distincts de ceux dont dispose le philosophe ou le philologue) peuvent s’appliquer à d’autres objets que le droit positif, en particulier à des pratiques ou des phénomènes normatifs considérés, à tort ou à raison, comme non juridiques (et d’ailleurs maintenus parfois à dessein dans cette position par des discours éthiques ou moraux avec le renfort des sciences sociales voisines : « cela n’est pas du droit, donc cela ne concerne pas les juristes »).
L’idée du séminaire est d'ouvrir un espace pour une pensée juridique radicale sur le plan méthodologique, épistémologique ou politique et de se doter des moyens de mener une analyse juridique d'objets qui ne sont pas habituellement considérés par la communauté des juristes comme faisant partie du droit. Les objets d'analyse potentiels sont en nombre a priori indéfini. L'analyse juridique peut porter aussi bien sur des faits sociaux (un événement donné, l'art, le fait religieux) que sur des domaines du savoir (économie, science...). Dans chacun de ces cas, il ne s'agit pas de déterminer quelles sont les règles du droit positif qui régissent ces situations ou ces domaines du savoir mais d’avoir recours aux catégories de l'analyse juridique pour en apporter un nouvel éclairage. Une telle démarche doit permettre d'offrir un regard juridique sur des objets que les sciences sociales ont en partage.
Si la perspective tracée par ce séminaire n'est pas la seule voie pour penser l’interdisciplinarité, elle mérite d'être explorée. Les intervenants du séminaire ont tous consacré des travaux au droit et à d'autres objets. Leurs démarches sont parfois distinctes de celle exposée dans ce propos introductif. Le séminaire fournira l'occasion d'expliciter les intentions des uns et des autres et les méthodes qui les ont guidés.

Lieu à l'université de Cergy-Pontoise, Site des Chênes I, 2ème étage, salle 261
Entrée libre, sans inscription
Université de Cergy-Pontoise, Site des Chênes - U.F.R. de Droit, 33, boulevard du Port, 95011 Cergy-Pontoise

Vía: Nomôdos Blog 


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Acertado y atractivo planteamiento éste de recorrer en el análisis jurídico diferentes áreas de trabajo, que en concreto ahora interna el campo de la literatura. Creo que para lo que concierne a las intersecciones 'Derecho y Literatura' un enfoque de análisis jurídico de la literatura es, sin duda, una modalidad interdiciplinar de alcance y profundidad mayor que la habitualmente frecuentada cuando la exploración de posibilidades queda limitada a identificar e inventariar temas de relevancia jurídica en textos literarios; aunque ello represente un paso necesario, es sólo inicial. Me interesa esta perspectiva, y bien que lamento no poder asistir a esta anunciada sesión del Seminario L’ANALYSE JURIDIQUE DE (X), y apreciar el modo en que se despeja esta 'X' tratándose de Literatura. Sería deseable -piendo que es confiable, ciertamente- ver reunido y publicado el conjunto de sesiones, incluyendo las ya desarrolladas y otras aún pendientes previstas y calendarizadas por sus organizadores.
J.C.G.

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