Thursday, April 28, 2011

Justicia y Cine. La pedagogía crítica (XIII)



Christian Guéry
Les avocats au cinéma
PUF (Coll. Questions judiciaires), Paris, 2011, 242 pp.
ISBN : 978-2-13-058561-9


Alcoolique ou drogué, obsédé sexuel, complice de son client, l'avocat de cinéma présente bien des défauts.
En même temps, il apparaît parfois comme le défenseur de la veuve ou de l'orphelin, redresseur de torts, héros des temps modernes. L'avocat américain viole quant à lui régulièrement la loi, n'hésitant pas à entrer par effraction là où les preuves peuvent se trouver. Pourquoi ? Cette dualité du personnage est constante : il est âpre au gain, avide d'argent et de gloire, mais peut être aussi pur et désintéressé : un avocat au grand coeur.
L'auteur s'interroge sur les représentations de l'avocat au cinéma, dans le cadre de l'enquête ou de l'audience, dans ses relations avec son client ou avec les magistrats, et sur l'image qui est donnée de sa vie privée et de sa morale professionnelle. Existe-t-il une évolution sensible de cette représentation ? Est-elle conforme ou non à la réalité ?

Christian Guéry est magistrat, ancien maître de conférences à l'Ecole nationale de la magistrature.Il est l'auteur de nombreuses chroniques, d'ouvrages de procédure pénale, et d'articles sur les rapports du cinéma et de la justice. Il est en particulier l'auteur de Justices à l'écran (2007).





Justices à l'écran, PUF (Coll. Question judiciaires), Paris, 2007, 302 pp. ISBN : 978-2-13-056093-7.
Les avocats français ne se lèvent pas en hurlant " objection, votre honneur ".
Et le policier ne frappe pas à la porte d'un suspect muni d'un " mandat de perquisition ". Les Français croient souvent que leur justice ressemble à ce qu'ils voient à la télévision ou au cinéma. De fait, la justice anglo-saxonne est très présente sur les écrans. Pourquoi fait-elle plus recette que la nôtre ? Au travers de l'étude de films comme Garde à vue, Douze hommes en colère, Justice est faite, Le Juge et l'Assassin, Témoin à charge, L'ivresse du pouvoir, Erin Brockovich, Jugé coupable, L'affaire Dominici, ou des documents de Jean-Xavier de Lestrade (Un coupable idéal, Soupçons) ou Raymond Depardon (Flagrants Délits, Dixième chambre), l'auteur explore les divergences procédurales entre les systèmes accusatoire et inquisitoire.
Après l'affaire d'Outreau, cet ouvrage intéressera tous ceux qui portent une attention, de près ou de loin, au monde de la justice et du cinéma. Collection dirigée par Frédéric Debove

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