Saturday, February 05, 2011

El estambre de la modernidad. Derecho y Democracia en Habermas/ L´ étamine de la modernité. Droit et démocratie chez Habermas



Bjarne Melkevik
Habermas, droit et démocratie délibérative
LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL (Collection : Diké)
Québec (Canada), 2010, 214 pp.
ISBN : 978-2-7637-9046-6




Professeur Bjarne Melkevik



Recibo de mi buen amigo el Profesor Melkevik, de la Université Laval, un ejemplar de su reciente ensayo sobre Habermas, y luego de la sintética información precedente me permito reproducir algunos párrafos del Prólogo («Penser le droit et la démocratie avec Habermas», pp. 9-14)

«Il nous faut plus spécifiquement nous pencher sur la nécessité d’analyser et de réfléchir les contributions de Habermas dans le domaine qui est le nôtre, à savoir la philosophie du droit, et poursuivre jusqu’au bout ces réflexions comme autant d’actes de dialogue en faveur d’une modernité juridique encore inachevée» (p.9)

«Tous les essais de notre livre réfléchissent sur le sens à accorder au projet d’une modernité juridique en continuelle reconfiguration. L’objectif que nous développons s’affirme donc plus ambitieux qu’un simple éclaircissement de la pensée habermasienne et se veut une évaluation critique et une prolongation philosophique de celle-ci, en particulier en ce qui concerne les questions de droit et de modernité juridique. Ainsi nous espérons saisir par ce biais le plus rationnellement possible les enjeux pratiques de cette même modernité juridique. Nous poursuivons, en connaissance de cause, une réflexion qui, en argumentant avec Habermas, creuse plus profondément et explore d’autres contrées de notre univers juridique que celle explorée par lui, mais surtout qui cherche à nourrir, approfondir et reconnaître le projet juridique moderne comme faisant désormais irrémédiablement partie de notre horizon juridique contemporain. Que cela signifie d’ajuster les «bornes» et d’affirmer, contre vent et marée, que toutes les interprétations et les pseudo-arguments qui s’échangent aujourd’hui dans le domaine de la philosophie du droit ou qui touchent la question du « droit », ne débouchent le plus souvent que sur des impasses, ou des cul-de-sac sans lendemain, n’est en ce sens que la conséquence rationnelle et la confirmation de la fonction que nous attribuons, de la façon la plus réaliste possible, à une philosophie du droit moderniste » (pp. 10-11)

« L’insistance que nous venons de mettre sur la philosophie du droit, comme domaine de « problème », de « méthode » et de « l’épistémè », nécessite maintenant une précision complémentaire. Nous avons en effet constaté que les travaux de Habermas, traitant du droit et de la démocratie, n’ont suscité que très peu (sinon de maigres) réflexions en langue française et, en règle générale, sans aucune préoccupation ou connaissance significative de la philosophie du droit ou, sur des questions centrales touchant notre projet juridique moderne. Sans trop nous tromper, disons que c’est surtout dans des disciplines factuelles telles que la sociologie, la politicologie, l’anthropologie, etc., qu’a été entreprise, bien que timidement, l’interprétation du livre séminal de Habermas intitulé Droit et démocratie. Entre faits et normes. Les résultats, selon nous, n’ont guère réussi à honorer la complexité de la réflexion de Habermas, ni à saisir adéquatement les enjeux entourant la question de modernité pour le droit. Cela relève, en fait, des occasions manquées » (pp. 11-12)

« Écrire de la philosophie du droit n’est en fin de compte pas si différent, cela dépend en fait de l’objectif recherché ou à atteindre, mais aussi, soulignons-le, des routes discursivement ouvertes et argumentées, telles qu’elles sont là pour toujours jeter plus de lumière, d’arguments et de raison sur la question d’une modernité juridique inlassablement soumise à la reconfiguration continuelle que lui font subir les individus » (p. 14)



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