Sunday, June 28, 2009

Droit & Littérature aux assises (et téléfilm)


















Durante el pasado mes de mayo el diario Le Monde, que había llegado a un acuerdo con Editions Gallimard, obsequió a sus lectores con dos títulos excepcionales de la literatura de tribunales:


André Gide
Souvenirs de la cour d'assises
Gallimard, "Folio 2 €", 126 p.
ISBN-10: 2070359956
ISBN-13: 978-2070359950

Jean Giono
Notes sur l'affaire DominiciGallimard, "Folio. 2 €", 114 p.
ISBN-10: 2070359972
ISBN-13: 978-2070359974


La reseña de esta promoción puede leerse en Pascale Robert-Diard, "Deux témoins aux assises", Le Monde, édition du 24.05.09


Ambos títulos se hallan disponibles en el mercado editorial de habla hispana.

André GIDE
NO JUZGUÉIS. Apuntes sobre mis experiencias como jurado en el tribunal de Ruán
trad. de Thomas Kauf
Tusquets, Barcelona, 1996
248 pág.
Col. Marginales, nº 144
ISBN: 978-84-7223-933-3



Jean GIONO
NOTAS SOBRE EL CASO DOMINICI, seguidas de un ensayo sobre el carácter del personaje
trad. de Manuel Peyrou
Sur, Buenos Aires, 1957
86 pp.

De la obra de Giono existe además una versión para televisión, de la que asimismo informo aquí brevemente:


L’AFFAIRE DOMINICI, un téléfilm de Pierre Boutron (2003) avec Michel Serrault et Michel Blanc. Musique d’Angélique et Jean-Claude Nachon. Une production T.F.1.

Comment peut-on en arriver là ? Accuser et condamner quelqu’un sans l’ombre d’une preuve tangible et irréfutable est indigne d’une démocratie. Actuellement en Chine, lorsque votre tête déplaît à un responsable du Parti, vos êtes expédié manu militari aux portes d’un « laogai » sans jugement ni procès, une répression qui se déroule en contradiction avec le discours officiel « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » : direction le goulag asiatique pour celles et ceux qui ont une bouche et une langue pour s'exprimer autrement ! En France, en 1952, la justice a envoyé Gustave Dominici en prison à l’âge de 77 ans sans prouver sa culpabilité dans le meurtre atroce de trois anglais. Le Général De Gaulle l’aura gracié plus tard, certes, mais le mal était fait. Comment peut-on retrouver un honneur perdu ? C’est la question posée par William Reymond dans son livre « Dominici non coupable, les assassins retrouvés » (chez Flammarion, éditeur) servant de base à ce téléfilm. En cette nuit d’août 1952, un scientifique anglais et sa petite famille stationnent près du magnifique village de Lurs dans les divines Alpes-de-Haute-Provence. A proximité, règne en maître un patriarche, Gaston Dominici, dans sa propriété de « La grande terre » où demeure presque toute sa famille. Tout démontre l’innocence des Dominici, l'un ou l'autre étant incapable de tuer un couple et de massacrer une fillette à coups de crosse de carabine. La nationale 66 passe davant la propriété, une route très fréquentée en été mais on retiendra surtout la présence d'une usine de fabrication de produits chimiques : les services secrets français, anglais, tchèques et russes sont sur le coup. Il apparaît clairement aujourd’hui que cette histoire repose sur une affaire d’espionnage industriel et de règlements de comptes. Nous sommes en pleine « guerre froide » et des pseudos intérêts nationaux et patriotiques sont en jeu. C’est de ce côté-là que le petit fils de Gaston Dominici veut voir la justice française s’investir sérieusement aujourd'hui, il y va de l’honneur d’un homme, d’une famille et d’une institution et sans doute aussi d’une région sans oublier la vérité que veulent connaître les proches de Sir Jack Drommond. L’écrivain Jean Giono et le réalisateur Orson Welles s’étaient déjà emparés de l’affaire et Claude Bernard-Aubert en avait fait un film remarquable avec Jean Gabin et Victor Lanoux en 1973. Le téléfilm de Pierre Boutron est lui aussi remarquable pour le jeu des acteurs, la réalisation efficace et surtout pour un exposé des faits absolument implacable. Il n’y a pas que « L’affaire Seznec » pour nous rappeler la lâcheté et la bassesse de certains êtres humains réfugiés derrière leurs prétendues missions… Alix trouve ce téléfilm Excellent et sa musique plutôt Discrète. À noter les bonus très intéressants du DVD avec les vraies images d'archives.

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